Publié le 26/02/2018

Zones Humides

Financées notamment par les agences de l’eau, les cellules d’assistance technique sont des outils permettant d’apporter aide et conseils aux propriétaires et gestionnaires de zones humides. Objectif : trouver ensemble des solutions personnalisées pour concilier la préservation de ces milieux sur le long terme et le maintien des activités en place.

Une zone humide, kézako ?

Les zones humides ont d’abord été définies par la convention de Ramsar, traité international datant du 2 février 1971 pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides. Cette dernière a été adoptée pour enrayer la dégradation et la disparition des zones humides par la reconnaissance de leurs fonctions écologiques. Elle définit les zones humides comme « des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres»

En France, le code de l’environnement est plus restrictif et définit les zones humides comme des « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année». (Art. L.211-1). Récemment, les critères de définition et de délimitation d’une zone humide ont été explicités afin de faciliter une appréciation partagée de ce qu’est une zone humide en vue de leur préservation par la réglementation. (articles L. 214-7-1 et R. 211-108).

Pourquoi sont-elles importantes ?

Les zones humides sont des milieux naturels utiles d’une importance capitale :

  • Elles filtrent et améliorent la qualité de l’eau, par l’absorption d’éléments minéraux comme l’azote ou le phosphore par la végétation ;
  • Elles permettent le stockage et la régulation des volumes d’eau
  • Elles offrent de véritables refuges pour la biodiversité, par des habitats multiples et variés,
  • Elles constituent des ressources pour l’activité agricole, en période de sécheresse.

De nombreuses zones humides se situent dans des parcelles entretenues par l’agriculture. Leur gestion nécessitant parfois conseils et accompagnement, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne anime des cellules d’assistances techniques.

Les cellules d’assistance technique (CAT ZH)

A destination des gestionnaires de zones humides, les cellules d’assistance technique zones humides sont des outils mis en place avec notamment le soutien des agences de l’eau. Concrètement, elles se traduisent par :

  • des visites et diagnostics des parcelles,
  • des échanges sur les modalités de gestion et les difficultés rencontrées
  • des recherches de solutions techniques et de financements pour les mettre en œuvre.

Ainsi, le CEN Auvergne travaille dans le Puy-de-Dôme (Chavanon), dans le Cantal et dans la Haute-Loire pour accompagner toute personne ayant besoin de conseils. Pour aller plus loin, le CEN Auvergne a constitué le réseau Sagnes, pour réunir les adhérents bénéficiant de CAT ZH et favoriser le partage d’expériences.